Grands voiliers…

Ils sont les sentinelles de nos sommets, volant sans effort au dessus des crêtes les plus hautes à la recherche des restes des animaux terrassés par le froid ou la maladie. Les rôles sont bien définis: les  vautours nettoient  la carcasse et le gypaète barbu se charge des os, les gobant directement  ou les cassant préalablement en les laissant tomber sur un pierrier.

Affrontant la rudesse de l’hiver montagnard, ces indispensables  équarrisseurs naturels sont avant tout des voiliers de haut-vol, des planeurs infatigables se jouant des thermiques et des vents d’altitude avec une élégance et une facilité qui nous renvoient douloureusement à notre misérable statut de piéton … :-?

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